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27 août 2012

Dégâts de gel : le potassium permet de gagner quelques degrés

Les températures négatives hivernales peuvent provoquer des dégâts considérables. L'hiver passé, en France environ 600 000 hectares de céréales et colza ont été détruits. Une bonne alimentation potassique permet de d’accroître la tolérance au gel physiologique de quelques degrés. En février, les températures ont atteint pendant deux semaines jusqu'à moins 20°C. Aux endroits où les cultures étaient exposées au gel sans une couverture neigeuse, les agriculteurs n'avaient souvent aucune autre possibilité que de retourner le sol et de ressemer des céréales d’été.

 

Des dégâts de gel ont également été observés dans de nombreuses autres régions du monde, dans une grande partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord, mais également dans les plateaux de l’Asie ou de l’Amérique du Sud.

Dégats de gel début 2012 en Allemagne (photos : Elfrich, K+S KALI GmbH)

Le gel influe sur de nombreuses fonctions de la plante. Par conséquent, les dégâts dus au gel peuvent avoir différentes origines.

Gel physiologique : le sucre et le potassium abaissent le point de congélation

La pression osmotique est la quantité d’éléments en solution de l’eau. Plus cette pression est forte, plus le point de congélation est abaissé. C’est pour cette raison qu’une bouteille de vodka chargée en sucre et en alcool dissout ne gèle pas au congélateur.

 

Pour les plantes, si l’eau contenue dans les cellules gèle, les parois cellulaires sont détruites. Le mécanisme de défense consiste donc à accumuler à l’intérieur des cellules du potassium et des assimilats dans les cellules afin d’abaisser le point de congélation.

 

Ce processus est également mis en place pendant l’endurcissement. En effet, lorsque les températures descendent progressivement, l’eau sort des cellules, concentrant ainsi les solutés dans les cellules et abaisse le point de congélation. En plus de l’endurcissement, la variété joue également une forte influence sur la résistance au gel.

A gauche : Pendant l’endurcissement, le potassium et le sucre sont stockés dans la cellule – ils réduisent le point de congélation et augmentent la pression osmotique intracellulaire, afin que les cristaux de glace ne puissent se former qu’en dehors de la cellule.

 

À droite : Sans endurcissement, les cristaux de glace peuvent endommager la membrane cellulaire, entraînant la mort des cellules.

Dessèchement dû au gel : le potassium et le magnésium protègent

Parallèlement au gel physiologique, le dessèchement dû au gel est une cause importante de dégâts hivernaux. Si le sol est gelé en profondeur, les plantes ne peuvent pas absorber d’eau. La conséquence en est le dessèchement. Ce phénomène est accentué en conditions séchantes, comme en cas de vent fort ou de temps ensoleillé.

 

Une alimentation équilibrée en substances nutritives peut, pendant une période limitée, protéger les plantes contre ce stress. Grâce à la fonction osmotique du sucre et du potassium ainsi qu’à la fonction du potassium dans la régulation de l’ouverture des stomates, les pertes hydriques sont minimisées. Le magnésium stimule la croissance des racines. L’exploration des couches plus profonde du sol peut permettre d’atteindre des zones non gelées et ainsi de diminuer le stress hydrique.

Gel mécanique : épreuve de force pour les racines

Dans le cas de gels et dégels brusques, des mouvements se produisent dans le sol pendant lesquels les racines peuvent être arrachées. De cette manière, l’absorption d’eau est réduite. Au début de la phase végétative, il faut tout d’abord que de nouvelles racines se forment avant que la plante puisse se développer entièrement. Il est possible de prévenir le soulèvement dû au gel en rappuyant le lit de semence afin d’éviter les structures soufflées. Cependant, une alimentation suffisante en magnésium influe également sur la récupération des cultures étant donné qu’elle stimule la croissance des racines.

 

La nutrition potassique et magnésienne permet dans certaines situations de gagner quelques degrés de tolérance au gel qui peuvent faire toutes la différence lorsque les gels ne sont pas trop intenses. Ce bénéfice s’ajoute aux gains en qualité et en rendement ainsi qu’a une tolérance accrue au stress hydrique. La fertilisation en potassium et en magnésium permet de sécuriser le potentiel des cultures.

Descriptions et d’autres informations sur les éléments nutritifs :

 

Potassium

 

Magnésium

 

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