15 avril 2011
Selon Dr. Karl-Heinz Neuner, conseiller régional de K+S KALI GmbH en Allemagne, les critères suivants jouent un rôle essentiel lors de la création d'une nouvelle culture à gibier :
Les cultures à gibier devraient se trouver à l'intérieur ou tout près de couverts ou des passages du gibier, mais bien éloignées du réseau routier, afin de ne pas provoquer davantage le passage du gibier à travers la route. Il faut eviter les zones trop humides (sur les sites légers, des eaux souterraines à une profondeur supérieure à 60 cm, sur les sols moyens et lourds, eaux souterraines à une profondeur de 80 à 100 cm) ou trop ombragées (le soleil favorise les espèces de trèfle).
A privilégier:
Les surfaces agricoles se trouvant tout près de la lisière de la forêt sont moins appropriées.
(Photo: fotolia)
Il vaut mieux répartir beaucoup de petites surfaces que d’avoir un petit nombre de grandes surfaces. Les surfaces ayant une taille de 0,2 à 0,5 ha ont fait leurs preuves ; une forme plutôt rectiligne est préférable pour l'utilisation de machines.
Le besoin en nourriture le plus élevé de l'ongulé femelle est pendant la période d'allaitement, à savoir de début mai jusqu'à la fin du mois de juillet. Pendant cette période, on peut constater une certaine pénurie de nourriture dans les forêts. Le besoin en nourriture le plus élevé du gibier mâle est encore plus tôt, au printemps (de février jusqu'en avril). La mise en place de nouvelles cultures à gibier devrait donc être planifiée déjà pendant l'année précédente.
L'ensemencement est réalisé jusqu'à la fin du mois de mai, en appliquant la technique du semis à la volée, suivi par un passage de herse et éventuellement par un roulage léger, particulièrement pendant les périodes sèches pour accélérer la germination. Le semis d'automne doit être réalisé de préférence à la fin du mois d'août, à peu près au même temps que le semis du colza. Il est particulièrement important de choisir le bon mélange des semences.
Lors de la mise en place de nouvelles cultures il faut effectuer une fertilisation de base en utilisant environ 120 kg de P2O5 ha-1, 160 kg de K2O ha-1 et 40 kg de MgO ha-1. Les sols pauvres en humus doivent d'abord être fertilisés avec 20-50 kg d'azote par ha. Pour le cas où le sol présente un taux élevé de légumineuses, on peut renoncer à une fertilisation azotée minérale. Ne pas oublier le chaulage. Une faible quantité de cyanamide de chaux a en plus un effet contre les mauvaises herbes.
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