4 novembre 2009
Dans les mines et usines des sites de potassium et de sel gemme, il est prévu d'organiser de manière tout à fait nouvelle la gestion du matériel. L’objectif consiste à rendre le processus encore plus efficace et transparent à l'avenir. Pour cela, l’on mise surtout sur le soutien actif des collaboratrices et collaborateurs ! Uwe Lindloff, directeur de la production générale de K+S KALI GmbH, et Peter Euler, directeur de l’usine de Werra, expliquent dans une interview comment cela devra se faire.
Lindloff : En principe, nous pouvons dire que l’augmentation de l’efficacité est une mission permanente pour K+S. Ceci ne vaut pas seulement pour les processus immédiats de production, mais aussi pour tous les domaines en amont et en aval. C’est la raison pour laquelle nous examinons tout - que ce soit plus tôt ou plus tard. Depuis l’automne de l’année dernière, c’est surtout notre organisation de la maintenance qui a été au centre de l’attention : Nous souhaitons savoir comment nous pouvons rendre encore plus efficaces nos divisions de maintenance, d’inspection et d’entretien dans nos usines. Dans ce contexte, une société de conseil externe nous soutient, qui a analysé les processus correspondants suivant l'exemple des usines de Zielitz, Werra et Sigmundshall.
Euler : Il y a encore du potentiel pour des améliorations. La gestion du matériel a été identifiée comme un champ d'action important, et ceci tant dans les mines que dans les usines. Tel a été le résultat d’inspections des lieux au niveau souterrain et à ciel ouvert, de l’étude de documents internes, d'ateliers de travails ainsi que d'interviews menées avec nos ingénieurs, techniciens, maîtres et collaborateurs commerciaux. L’on a examiné, entre autres, le processus d’élimination de perturbations, la réalisation de réparations de grande envergure, l’organisation des maintenances régulières et la disponibilité des machines et des installations qui en résulte.
Regard sur le magasin central de l’usine de Werra à Philippsthal, Allemagne (photo : K+S)
Euler : Nous ne devons pas du tout nous cacher ! C’étaient notamment le niveau élevé de nos collaborateurs et la bonne qualité du travail qui ont été soulignés comme aspects positifs. Cependant, les études ont également révélé des déficits. Par exemple, les processus pour l’identification des pièces de rechange requises ne sont pas toujours efficaces : pas toutes les pièces apparaissent dans notre système de gestion des stocks, étant donné qu’elles sont p.ex. commandées comme matériaux directs pouvant être fournis directement à celui qui les a demandés. C’est la raison pour laquelle nous ne savons quelquefois pas ce qui est disponible comme pièce de réserve et ce qu’il ne faut donc peut-être pas commander nouvellement. En plus, un savoir-faire très spécifique en matière des nouvelles technologies est souvent nécessaire afin de pouvoir déterminer exactement le matériel requis dans le système ; quelquefois, l’accès au système manque lui-aussi. De cette manière, des pertes de temps et d’efficacité entravant les processus de l’entreprise voient le jour entre la technologie, l’achat et la gestion du matériel.
Lindloff : L’objectif suprême doit consister à mettre à disposition plus rapidement les pièces (de rechange) requises. Dans ce but, chaque technicien de la maintenance doit désormais être capable d’identifier la pièce recherchée à l'aide de quelques clicks sur l'ordinateur et de trouver la pièce dans le système. Il est clair que pour cela, l’ensemble du matériel doit être enregistré sur une plate-forme informatique correspondante ! En plus, nous souhaitons démarrer l’acquisition des pièces de rechange à partir du système informatique de maintenance, ce qui menera à la simplification de la charge administrative, notamment dans les divisions Achat et Comptabilité. Afin de réduire le nombre de cas dans lesquels l’administration doit réaliser un même travail deux fois, nous avons besoin à l’avenir de systèmes informatiques englobant toutes les divisions. Un objectif supplémentaire est le stockage pour l’ensemble de la mine, afin de minimiser l’immobilisation des charges de capital.
Lindloff : Il faudra que nous modifions fondamentalement notre gestion du matériel. Pour le dire de manière plus simple : nous avons besoin d’un système informatique grâce auquel tous les collaborateurs autorisés peuvent trouver et retirer une pièce manquante sans difficultés. Le défi consiste surtout dans le fait que nous devons nous-mêmes développer et structurer un tel système : dans l’industrie, il n’y a jusqu’à présent aucune solution que nous pouvons utiliser telle quelle ou que nous pouvons utiliser comme orientation. C’est la raison pour laquelle nous demandons à toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs impliqués dans le processus de modification inicié : Nous devons trouver ensemble un chemin qui nous permet de recevoir plus rapidement au lieu souhaité les articles requis en qualité et quantité suffisante.
Euler : Les tâches sont formulées – pour cela, nous avons déjà reçu des échos positifs des équipes de direction et des conseils d’entreprise. Maintenant, nous devons commencer à les concrétiser. Des équipes pour les projets ont été formées qui sont composées de manière équilibrée de personnel de la gestion du matériel, techniciens et experts informatiques et qui peuvent travailler ensemble. Jusqu’à la fin de cette année, l’analyse de l’état actuel de la gestion du matériel devra être terminée et nous attendons la mise en place d'un nouveau concept pour l'année 2010. Cependant, une chose est certaine aujourd’hui déjà : pour le nouveau système de gestion du matériel, l'expertise de nos collaborateurs des divisions Achat et Maintenance devra être massifiée encore davantage à l’avenir. Le potentiel d’arriver de cette manière à des structures et des processus considérablement plus efficaces existe sans aucun doute.
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