L’absorption d’eau par les racines et son transport vers les autres organes de la plante dépendent de manière décisive du potassium (K+). C’est surtout grâce au K+ et d’autres composés à effet „osmotique“ tels que le sucre, que l’eau pénètre dans les cellules des racines suivant le principe de l’osmose. Suivant le même principe, l’eau est ensuite transportée vers le xylème. La pression qui en résulte est appelée « turgescence ».
En raison de ses caractéristiques osmotiques, le potassium influe, dans les feuilles, sur l’ouverture et la fermeture des stomates et participe donc au règlement de l’expulsion de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. La plante est refroidie par l’expulsion de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. Si l’évaporation est trop forte, de sorte que les racines ne puissent plus fournir suffisamment d'eau, les stomates se ferment afin de protéger la plante contre le dessèchement.
Dans les deux cas, les rendements sont réduits, ce qui signifie que, suivant la culture, il y aura moins de grains, des épis de maïs plus petits ou des betteraves moins grandes etc.. C'est la raison pour laquelle la plante ne peut, dans le cas d'une carence en potassium, pas exploiter complètement l’eau stockée dans le sol ou apportée par des systèmes d’irrigation pour augmenter les récoltes. Grâce à une fertilisation potassique adaptée, il est possible d’améliorer l’approvisionnemnt de la plante en eau ainsi que son efficacité de l’utilisation de l’eau (matière sèche produite par unité d’eau [g / l]).
Avec un approvisionnement en eau de 60 % de la capacité maximale de stockage d’eau, on obtient, grâce à la fertilisation potassique, un rendement supérieur pour la culture du colza. Avec un approvisionnement en eau n’atteignant que 30 % de la capacité maximale de stockage d’eau du sol, l'effet de la fertilisation potassique sur le rendement est encore plus élevé.
Mises à part ces actions du potassium dans la plante, il y a des données qui indiquent qu’une bonne alimentation potassique peut également améliorer la capacité de stockage d’eau des sols, c’est-à-dire garder plus d’eau dans la terre végétale contrairement à la gravité. La question de savoir comment cette action du potassium est produite dans le sol fait actuellement l’objet d’études scientifiques.